Fiorentina, où en est-on ?

La saison va bientôt commencer, et le club de Florence : la Fiorentina ne sait toujours pas ce qu’il sera dans les mois à venir. Entre la vente du club, celle des joueurs cadres et un nouveau coach qui reste sur un échec à l’Inter, c’est une saison cauchemardesque qui semble se préparer pour les florentins.

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Une saison passé calamiteuse

La saison passé de la Fiorentina avait tout du chemin de croix ; après un mercato complètement raté, l’équipe souffrait de lacunes assez criantes notamment en défense, ce qui s’est fortement ressenti durant toute la saison. Néanmoins la volonté – réalisée – de Paulo Sousa de produire un jeu chatoyant et offensif a permis au club florentin d’éviter la complète bérézina. Au final, le club a échoué à une huitième place ne lui ouvrant pas une qualification en coupe d’Europe la saison suivante du fait d’une instabilité chronique des résultats tout au long de la saison. Dans les coupes, le club ne s’est guère mieux comporté, avec une élimination en quart de finale de la coupe d’Italie face à Naples (1-0) et une pitoyable élimination 4-2 en match cumulés face au Borussia Mönchengladbach alors que le club menait 3-0 en matchs cumulés à la mi-temps du match retour. Ce résultat est d’autant plus décevant que le club florentin ne risque pas de revoir l’Europe de sitôt du fait d’une politique d’austérité poussant les dirigeants à vendre les cadres de l’équipe.

Un club en perdition

La Fiorentina, ancien club majeur du football italien est en voie de banalisation. En effet, tous les signaux montrent que le club risque dans les prochaines années de devenir un club de milieu de tableau vivotant alors dans un championnat devenu trop relevé pour y espérer quoique ce soit de grand. Paulo Sousa parti, c’est Stefano Pioli – pourtant en constat d’échec à l’Inter – qui s’est vu confier la direction de l’effectif, de plus, le mercato ne semble guère réjouissant, le club ayant alors pour objectif de vendre la plupart de ses cadres; Bernardeschi, Ilicic, Tatarusanu, Vecino, Rodriguez et Borja Valero sont partis, quant à Badelj et Kalinic ils n’attendent qu’une offre sérieuse pour faire également leurs bagages. La direction quant à elle n’a aucune intention de correctement les remplacer, ce qui à terme posera un évident problème de compétitivité sportive. Cette stratégie de liquidation et de remplacement à moindre coût s’explique par la volonté de Diego Della Valle (propriétaire du club) de vendre la Viola, chose qui sera grandement facilitée par des comptes au vert et une masse salariale moindre, en attendant cette vente, il est plus qu’évident que le club vivotera assez médiocrement.

Des finances désastreuses

La Viola est l’un des clubs les plus mal géré d’Italie. Bien qu’il se réduise petit à petit, l’institution est en déficit chronique depuis 2014, la masse salariale continue à dévorer 80% des revenus du club, ce qui, ajouté aux dépenses de fonctionnement, donne une très faible marge de manœuvre aux toscans. De ce fait, le club est contraint de conduire une politique d’austérité afin de remettre les comptes dans le positif. Les joueurs cadres sont donc vendus afin de couvrir les déficits et de réduire la masse salariale ; rajoutons à cela une incapacité à pouvoir réaliser de gros achats, et on obtient un club en complète perdition, qui par manque d’idées risque de s’effondrer dans une Serie A qui peu à peu retrouve une grosse compétitivité avec notamment les retours de Milan et de la Lazio. Pour survivre, la Fiorentina doit se réinventer et développer un nouveau modèle qui lui permettra d’assainir ses finances tout en retrouvant une compétitivité lui permettant de revenir au plus haut niveau.

Quel futur pour la Fiorentina ?

Beaucoup se demandent alors que faire pour sortir le club toscan du trou; la seule solution viable est pourtant évidente ! La Fiorentina doit, pour sortir de cette crise, prendre exemple sur le surprenant Atalanta en devenant un club de jeunes pousses promises à un grand avenir et menées par un coach de génie qui saura les faire progresser, par-là, les nouveaux dirigeants pourraient alors avoir une masse salariale saine ainsi qu’un catalogue joueurs qu’ils pourront revendre avec de forts bénéfices comme ce fût le cas pour les bergamasques cette année (70 millions d’euros encaissés grâce aux ventes de Caldara, Gagliardini et Kessie) et reconstruire sur cette base un club compétitif et attractif. C’est le seul modèle viable pour la Fiorentina pour les années à venir, alors gare à l’erreur d’appréciation…

@OsxSts

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