Arrigo Sacchi « Cristiano Ronaldo est un professionnel exemplaire »

Le maître Arrigo Sacchi a été interrogé par le Corriere dello Sport au sujet du football Italien aujourd’hui ainsi que sur sa conception du football et du travail à accomplir. Voici quelques extraits

sacchi

Sur le football Italien

Quelque chose a changé, la mondialisation aidant. À la télévision, on voit plus de spectacle. Doucement mais sûrement, le football italien se met au pas. Actuellement, il y a un groupe de coachs italiens qui enseignent à leurs équipes comment dominer le jeu : Marco Giampaolo, Eusebio di Francesco, Luciano Spalletti, Paulo Sousa ou Giampiero Gasperini. Il y a certains garçons qui grandissent et s’améliorent, c’est le résultat du dur travail que l’on a accompli avec nos sélections entre 2010 et maintenant. Belotti, Insigne, Immobile, Florenzi, Romagnoli, Rugani… On va dans la bonne direction. Ce qui est certain, c’est qu’il n’y a pas encore assez d’italiens qui évoluent en Serie A, et c’est un gros problème pour notre sélection. Où est passée la fierté italienne ?

Sur les objectifs de la sélection et la Coupe du Monde 2018

Capello est un grand technicien, mais je ne suis pas d’accord avec lui : quand il dit que l’Italie devra jouer regroupée et en contre, ce n’est pas la bonne façon de grandir et d’évoluer. Pour moi, bien que notre sélection ne soit pas capable de créer une identité de jeu, ce ne sera pas possible de jouer comme ça. Ventura, qui est un bon coach, fait ce qu’il peut avec ce qu’il a.

Sur la défense à trois de Ventura

Je déteste quand on défend à cinq, car c’est la preuve qu’on craint de jouer haut sur le terrain. À Milan, on défendait à deux. Au besoin, les latéraux redescendaient aider. Aujourd’hui, trop d’équipes défendent de manière préventive : ils se contentent de réagir au jeu de l’adversaire et à ses erreurs. En finale de Ligue des Champions, Zidane a laissé Carvajal défendre sur Mandzukic, malgré les vingt centimètres de différence. Nous (en Italie), on aurait changé de formation de départ et deux ou trois joueurs auraient eu le rôle de compenser. Et qui a gagné ?

Sur Ronaldo

Un jour, je suis allé voir Carlo Ancelotti quand il était coach du Real. Savez-vous qui était là, 1h30 avant le début de l’entraînement ? Cristiano Ronaldo. L’autre Ronaldo, le brésilien, était plus doué. Mais il n’a pas eu cette longévité parce qu’il voulait être privilégié et n’aimait pas trop courir. Cristiano Ronaldo est un professionnel exemplaire. La psychologie cognitive nous apprend qu’on ne naît pas avec du talent, mais que c’est quelque chose que l’on doit travailler chaque jour. C’est comme ça que ça fonctionne. Il améliore le Real, et le Real l’améliore.

 

Propos traduits par @Cazatizi

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