Monchi et les nouvelles ambitions de la Roma

C’est désormais officiel, Ramon Rodriguez Verdejo, plus connu sous le nom de Monchi, est devenu le nouveau directeur sportif de l’AS Roma. Riche d’une grande expérience et de succès de premier ordre à Séville, il aura pour objectif de développer le club romain et de lui faire atteindre les hauteurs du football européen comme durant son expérience sévillane

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Qui est Monchi ?

Né le 20 septembre 1968  à San Fernando en Espagne, Monchi est un pur andalou, enfant du pays, il est passionné de football et entre au centre de formation du grand club d’Andalousie : le FC Séville. Sorti en 1990, il entame au sein de ce club une carrière longue de neuf saisons au poste de gardien de but, puis, ayant pris sa retraite à la fin des années 1990, il est ensuite érigé au poste de directeur sportif par le club sévillan, il a alors pour objectifs de dynamiser le centre de formation ainsi que de développer le réseau de recrutement du club afin de permettre au club de rejouer les premières places en Liga. En l’espace de dix-sept années, il fait du FC Séville l’un des acteurs majeur du football espagnol ce notamment grâce à la signature d’entraîneurs compétents et ambitieux comme Joaquin Caparros, Juande Ramos ou Unaï Emery, le premier remontant le club en première division et en refait un acteur important du championnat le qualifiant à deux reprises pour la coupe de l’UEFA, le second permettant au club de remporter ses deux premières coupes d’Europe majeures avec les victoires en coupe de l’UEFA lors des éditions 2005-2006 et 2006-2007 tout en raflant au passage la Supercoupe de l’UEFA en 2006 ainsi qu’une coupe d’Espagne en 2007 et le troisième remportant l’Europa League à trois reprises en 2014, 2015 et 2016. Ces succès sont également dus à la réussite des missions principales de Monchi ; sous sa houlette, le FC Séville sort de son académie des joueurs comme Diego Capel, Alberto Moreno Perez, Jesus Navas, Sergio Ramos ou Juan Antonio Reyes. De plus, il installe un réseau de recrutement ultra performant qui dénichera des joueurs comme Frédéric Kanouté, Wissam Ben Yedder, Dani Alvès, Adriano, Julio Baptista, Ivan Rakitic, Renato, Luis Fabiano, Kevin Gameiro, Carlos Bacca, Vicente Iborra, Ever Banega etc… Le club dégage également de fructueux bénéfices qu’on estime aujourd’hui à 200 millions d’euros. C’est dans ces conditions, que James Palotta décide de la faire venir afin de relancer un projet romain moribond.

Les nouvelles ambitions de la Roma

Durant l’été 2011, un groupe d’investisseurs américains menés par Thomas DiBenedetto, s’empare de 60% des parts de l’AS Roma pour la somme de 100 millions de dollars, et met ainsi fin au règne de l’historique famille Sensi. Après une courte période de direction, DiBenedetto laisse en 2012 la tête du club à James Palotta, un américain d’ascendance italienne, et l’un des actionnaires majeurs de la transaction. Ce dernier veut refaire de la Roma l’un des clubs majeur du football italien qu’il était au début des années 2000. Après six années de règne, le bilan de sa présidence est mitigé, certes il a permis aux giallorossi de rejouer un rôle majeur au championnat en terminant deux fois à la seconde place du classement en 2014 et 2015 ainsi qu’en disputant une finale de coupe d’Italie en 2010 et 2013, mais les romains ne sont pas parvenus à remporter de titres et encore moins à rejouer un rôle prépondérant en Europe, de nombreux transferts ont été raté et le club a encore des finances fragiles. Palotta a pourtant de grandes ambitions, cela s’en ressent dans sa politique de modernisation du club, ce dernier cherchant en effet à lutter contre l’influence néfaste des ultras romains connu pour être peu conciliants, et par la construction d’un nouveau stade ultra moderne : le Stadio Della Roma. Cette future enceinte de 60 000 places sera le cœur de la nouvelle Roma qui doit émerger ces prochaines années. Ayant pour modèle des clubs comme Arsenal ou le FC Séville, Palotta compte bien transformer l’ancien club familial en un club-entreprise de puissance internationale comme le football moderne en réclame désormais, et la nomination de Monchi à la direction sportive ainsi que la construction de ce nouveau stade s’inscrivent dans cette perspective.

Le retour de la Grande Roma ?

Maintenant à bord, Monchi a désormais trois missions principales : premièrement, développer un réseau de recrutement performant et mettre fin à la période des transferts souvent foireux de l’époque Sabatini-Garcia (Lucas Digne, Ashley Cole, Thomas Vermaelen, Michel Bastos, William Vainqueur etc…) permettant à la Roma de bâtir une équipe de niveau européen. Ensuite, il devra développer le centre de formation romain qui bien qu’étant de bonne qualité, peine à sortir de grands joueurs et pour finir, il devra décider du nom du nouvel homme fort de club du Latium, celui qui sera à même d’inscrire les romains dans une nouvelle aventure et leur faire rejoindre les hauteurs du football européen. Assisterons-nous au grand retour de la Roma ? Celle des années 2000, qui, dirigée par Capello comptait dans ses rangs des joueurs comme Francesco Totti, Gabriel Batistuta, Cafu ou Walter Samuel et tutoyait le gotha du football continental. Il serait en tout cas bénéfique à la Serie A que tel soit le cas, car engagée dans une course à la troisième place au coefficient UEFA contre la Premier League et talonnée par la Ligue 1, le football italien a plus que jamais besoin de locomotives solides, et une réussite de Monchi pourrait au-delà du Latium s’avérer être un bol d’air pour toute l’Italie.

@OsxSts

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