Derby della Capitale : ils ont porté les 2 maillots

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Après le top 10 des joueurs ayant porté les couleurs des 2 Milan, voici 6 joueurs passés par les deux clubs romains avant le match de dimanche. Pour tout vous dire, il n’y a pas eu beaucoup de joueurs à avoir évolué pour les Biancocelesti et pour les Giallorossi, ou vice-versa. En général, on est soit Laziale ou soit Romanista. L’antagonisme et la rivalité entre les deux clubs sont trop forts pour permettre ce genre de transactions.

Lionello Manfredonia : Lazio de 1975 à 85 et Roma de 1987 à 89

 

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Libéro formé à la Lazio, Lionello Manfredonia est un pur produit de la formation biancocelesta. Arrivé au club en 1971, il remporte le championnat « Primavera » en 1975. Il passe pro la même année. Barré par Giuseppe « Pino » Wilson, emblématique capitaine de l’époque, il doit attendre la saison suivante pour gagner ses galons de titulaires. Tout se passe à merveille pour lui jusqu’en 1980 avec l’éclatement au grand jour du scandale du « Totonero », affaire de paris illicites et de rencontres truquées. Il n’a même pas encore fêté ses 24 ans lorsqu’il est condamné à 3 ans et demi de suspension, comme beaucoup d’autres joueurs, ramené à 2 ans par la fédération après le succès à la Coupe du Monde 1982. Mais les tifosi le considèrent comme un traître, responsable de la relégation du club en Serie B, où la Lazio évolue pendant 3 saisons avant de retrouver la A. Lors son retour, Manfredonia est repositionné au milieu de terrain. Après 10 ans au club, il part à la Juve. Il y reste 2 ans. Le temps pour lui de garnir son palmarès d’une Coupe Intercontinentale en 1985 et du seul titre de champion de sa carrière en 1986. En 1987, il retourne à Rome mais chez les Giallorossi. Avec ce transfert, il réussit l’exploit de fédérer les tifosi des deux clubs contre lui. Un groupe dénommé « Gruppo Anti-Manfredonia » voit même le jour dans la Curva Sud. Il arrête sa carrière à seulement 33 ans, fin 1989, suite à un arrêt cardiaque survenu en plein match face à Bologne. L’un des premiers à lui porter secours est son ancien coéquipier à la Lazio : le buteur Bruno Giordano.

Angelo Peruzzi : Roma de 1987 à 89, 1990 à 91 et Lazio de 2000 à 07

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Surnommé Cinghialone ou « Sanglier » en VF pour sa carrure impressionnante, Angello Peruzzi est l’un des meilleurs gardiens d’Italie toutes époques confondues. Issu de la formation giallorossa, il débute en Serie A en 1987, à seulement 17 ans. Il devient une alternative au titulaire de l’époque mais en 1989, il part à Verona en prêt pour faire sa 1ère saison complète. Après son retour à Rome, il est suspendu 12 mois pour dopage. A l’issue de cette suspension, il est transféré à la Juve. Il reste à Turin pendant 8 saisons avant de partir pour l’Inter. L’arrivée de Sébastien Frey le pousse au départ malgré une saison remarquée. Il rentre à Rome et s’engage avec la Lazio. Il passe 7 saisons dans la capitale et y prend sa retraite en 2007. Durant toutes ces saisons, il devient un maillon essentiel de son équipe. Il signe des perfs significatives lui valant les louanges de ses pairs comme cette déclaration de Gigi Buffon :

« Il est dommage qu’il n’ait pu jouer un Mondial en qualité de titulaire et je pense qu’il le méritait. A chaque fois, je pensais qu’avoir sur le banc un gardien avec les qualités, humaines et techniques, de Peruzzi était du gâchis. »

Roberto Muzzi : Roma de 1988 à 93, 1994 à 95 et Lazio de 2003 à 05

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Roberto Muzzi, né dans la périphérie de Rome, est formé à la Roma. Attaquant de formation, il débute en 1990 avec la Louve en Serie A. Il voit son temps de jeu augmenter progressivement mais ne parvient pas à s’imposer avec son club formateur. En 1993, il rejoint Pise en Serie B pour un prêt convaincant. Cependant pas assez pour lui permettre de continuer sa carrière à Rome qu’il quitte en ayant seulement inscrit 6 buts en 58 matches. Il rejoint consécutivement la Sardaigne et Cagliari, puis le Frioul et l’Udinese en fournissant des prestations concluantes dans ces 2 clubs. En 2003, il signe à la Lazio. Et comme le dit si bien le proverbe : nul n’est prophète en son pays. Roberto Muzzi n’échappe pas à la règle. Il ne fait pas parler la poudre. Pire c’est même un pétard mouillé avec seulement 4 buts en 2 saisons avec les Aquile. Il part au Torino pendant 2 ans avant de rejoindre Padova et d’y finir sa carrière à l’âge de 37 ans.

Luigi Di Biagio : Lazio de 1988 à 89 et Roma de 1995 à 99

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Biancoceleste de formation, il ne dispute qu’une seule rencontre avec le maillot bleu ciel sur les épaules avant de migrer vers Monza en Serie B et C1. Il est repéré par Foggia où officie un coach tchèque résolument offensif, un certain Zdeněk Zeman. L’équipe des Pouilles pratique un des plus beaux football du pays. Di Biagio est un des piliers de cette équipe iconoclaste. Milieu défensif complet et rugueux, il totalise le plus grand nombre d’expulsion du championnat avec l’uruguayen Paolo Montero. Di Biagio se caractérise par une grinta et un esprit de sacrifice à toutes épreuves. Recruté par le président de la Roma, Franco Sensi, sur avis de Carlo Mazzone alors coach de l’équipe romaine, Di Biagio devient un titulaire indiscutable du 11 de la Louve. Lors de la saison 1997/98, il retrouve Zeman aux manettes et produit une saison étincelante lui valant d’être sélectionné pour le Mondial 98. Il quitte la Roma en même temps que son coach. Avant de terminer sa carrière en 2007, il rejoint successivement l’Inter Milan, Brescia, le club amateur de Storta Roma pour une pige de 5 matches et enfin Ascoli.

Diego Fuser : Lazio de 1992 à 98 et Roma de 2001 à 03

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Fuser arrive à la Lazio en 1992 après avoir débuté au Torino en 1986. Avant de rejoindre les Laziali, il passe aussi par le Milan (et la Fio pour un prêt d’un an) mais ne dispose pas d’assez de temps de jeu malgré des qualités indéniables. Esterno ou terzino offensif, Fuser passe un septennat sous les couleurs de la Lazio. Il est régulièrement titulaire grâce à ses qualités de vitesse et de débordement. Le point d’orgue de son parcours avec la Lazio est l’obtention de la Coppa Italia en 1998. Il soulève le trophée avec le brassard de capitaine au bras. Il quitte Rome pour Parme après avoir disputé 242 matches pour 42 buts. Il glane plusieurs coupes (Coppa Italia, SuperCoppa et Coupe UEFA) avec les Gialloblù et après 3 saisons, il signe à la Roma. Ce transfert est un échec total puisqu’en 2 ans, il ne participe qu’à 15 matches dont seulement 3 la deuxième année barré par le brésilien Cafu dans le 3-5-2 concocté par Fabio Capello. A l’issue de la saison, il retourne au Torino son club formateur et termine sa carrière pro en 2004. Mais il continue à jouer pendant encore 8 ans avec différentes équipes d’amateurs jusqu’à ses 44 ans.

Siniša Mihajlović : Roma de 1992 à 94 et Lazio de 1998 à 04

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Issu de l’école yougoslave, Siniša Mihajlović a débuté sa carrière avec Vojvodina avant d’intégrer la Crvena Zvezda (Étoile Rouge) de Belgrade. Solide défenseur possédant une très bonne technique et compensant son manque de vitesse par un placement intelligent, il attire l’attention des recruteurs comme beaucoup de ses coéquipiers (Savicevic au Milan, Jugovic à la Samp, Pancev à l’Inter) vainqueurs de la C1 face à l’OM à Bari. Il rejoint le calcio et la Roma en 1992. Après 2 saisons honorables, il part à la Sampdoria. Il s’affirme comme un taulier au sein de la défense génoise. En 1998, il s’engage avec la Lazio. Il remporte de nombreux titres avec le club du Latium dont celui de champion en 2000, 2 Coppa Italia et une C2. Il laisse aussi son empreinte grâce à ses nombreux coups francs de folie alliant puissance et précision. D’ailleurs, il co-détient le record de coups francs marqués dans le même match (avec 3 réalisations) avec Michel Platini. Il devient le meilleur marqueur de coups francs de Serie A avec 45 buts, détrônant l’idole juventina et française : Platoche. Connu pour son caractère bien trempé, il connait de nombreux problèmes disciplinaires tout au long de sa carrière entre provocations, injures racistes ou autre crachat. Mihajlović clôture sa carrière après 2 bonnes saisons à l’Inter avant d’entamer une carrière d’entraineur. Il est l’actuel coach du Toro.

@friûlconnection

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