Locatelli, l’ange du Diable

1 mois et demi après des débuts en fanfare, marqués par le but du 3-3 face à Sassuolo le 2 octobre et celui de la victoire à domicile contre la Juventus le 22 octobre, Locatelli est déjà un indispensable du 11 de Vincenzo Montella. Ce soir il jouera son 1er grand derby en Serie A. L’occasion pour Manuel Locatelli de se confier à la Gazzetta dello Sport.

  • Locatelli, comment fait-on pour rester connecté à la réalité ?

« Grâce à la famille. C’est eux qui me permettent de rester humbles. Mon père travaille pour une banque, ma mère est femme au foyer, une figure fondamentale. Mon frère joue à Inveruno, en Serie D. Depuis tout petit nous sommes inséparables, si je n’étais pas dans son équipe au catéchisme je ne jouais pas. Et puis il y’a ma sœur, qui est diplomée en russe. Elle m’envoie des messages si beaux qu’ils me font pleurer. Et elle me répète sans cesse de rester les pieds sur terre »

« Si à mon âge tu commences à penser à l’argent et aux contrats tu n’iras nul part »

  • C’est difficile ?

« Moi je me sens encore comme les gars de ma génération de Galbiate, le village où j’ai grandi. Si à mon âge tu commences à penser à l’argent et aux contrats tu n’iras nul part »

  • « Modération » pourrait être votre mot clé ?

« Dans beaucoup de domaines de la vie je dirai oui. Par exemple les réseaux sociaux. Il suffit de penser à ce qui est arrivé à Montolivo. Mois je suis attentif à la façon dont je les utilise, je n’exagère jamais parce qu’ils peuvent encore nuire »

  • Ce sont les conseils que vous donnez aux gars plus jeunes que vous avez convaincu ?

« Mais bien sûr. Ils me demandent des photos et des conseils. Je dis toujours que si l’un est fort, un jour ou l’autre l’occasion arrivera. La personne convaincue est dans une position fantastique car il a San Siro en point de mire. Et donc il lui suffit d »être plus présente pour garder sa place et un jour ça viendra. Parce que San Siro est le stade des rêves »

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« Quand j’entre au Meazza je ne réalise pas encore bien ce qu’il m’arrive »
  • Dans votre cas, San Siro est un stade absolument réel.

« Quand j’entre au Meazza je ne réalise pas encore bien ce qu’il m’arrive. Durant le voyage, je suis agité, je me calme en pensant à ma famille, quand je jouais au parc avec mon frère »

  • Une maison juste pour vous ne vous attire pas ?

« à dire vrai, je suis vraiment bien ici. Avec mes parents j’ai de très bonnes relatons, j’ai ma chambre perso. Disons que… dès que je me réveille avec le permis je fais le grand saut (sourire gêné). Et oui, je ne l’ai pas encore obtenu, dans ce domaine je suis un peu paresseux.

  • L’important est que ça n’arrive pas sur le terrain. Quel est le domaine principal dans lequel vous devez vous améliorez ?

« Physiquement et dans la gestion du ballon. En Primavera c’est plus facile, en équipe première c’est totalement autre chose. Mon objectif est de démontrer que dans ce Milan je peux le faire »

  • Si vous étiez votre propre entraîneur, auriez-vous eu le même courage que Montella ?

« Il a vu que « j’y allais » à l’entraînement. Je le dis sans présomption : j’aurai pris le même pari. Et sa gestion à été prudente cependant. Il m’a fait entrer quelques fois du banc de touche puis la blessure de Montolivo a accéléré le processus. Mais ce fût une progression importante »

« Riccardo (Montolivo) est un guide, un exemple, un de mes modèles, comme Pirlo »

  • Quand vous êtes entré en cours de match, Montolivo devait changer de position : vous ne vous êtes pas senti embarrassé ? 

« Non parce que c’étaient de simples dynamiques de jeu. Et puis je ne suis pas du genre à avoir une révérence craintive. Riccardo est un guide, un exemple, un de mes modèles, comme Pirlo »

  • Que vous dit Montella en particulier ?

« De faire ce que je sais faire, de jouer simple comme à l’entraînement. Et de rester tranquille »

  • En pensant à vous, Galliani a laissé échapper le nom de Rivera alors que Berlusconi vous a défini comme le nouveau Pirlo.

« De magnifiques rapprochements. Berlusconi m’a beaucoup étonné. Quand j’étais encore en Primavera il s’est arrêté près de moi et m’a dit : « Ils m’ont raconté que tu es très fort… ». Au début c’était un rêve mais maintenant que je suis en train de réaliser ce qui arrive, je sais aussi que j’ai commis des erreurs. Contre la Juve par exemple. Tout le monde a parlé de mon but, mais j’ai perdu quelques ballons vilains. Ce sont des choses que je revois pour comprendre où je me suis manqué »

  • Ventura vient tout juste de vous convoquer pour le prochain stage.

« Je suis heureux, mais faisons un pas à la fois. Je suis en train de jouer avec les U19 et c’est très bien comme ça. Je n’attends rien de Ventura, je pense au présent et à rester les pieds sur terre »

« J’espère que c’est de bon augure. J’ai déjà mis un but à l’Inter quand j’étais avec les Giovanissimi. Contrôle de la poitrine et tir en dehors de la surface »

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« J’enlèverai Icardi aux nerazzurri parce qu’il voit très bien les cages »
  • Qu’est-ce que vous enlèveriez aux nerazzurri ?

« Icardi, parce qu’il voit très bien les cages. Cette Inter est difficile à étudier parce qu’elle a changé de coach. Mais il n’y a qu’une seule question en réalité : nous devons diriger ce match. Et Montella est très bon pour préparer ce genre de duels »

  • Un des slogans du derby est « Milan italien contre l’Inter étrangère ». Vous aimez ?

« Le projet jeunes et italiens est très beau et doit remercier Berlusconi et Galliani. Le secret de notre secteur jeunes se trouve dans les gens. Ce sont de grands dirigeants puis il y’a des figures fondamentales comme Filippo Galli et De Vecchi, un entraîneur qui m’a beaucoup enseigné »

« Avec nous (les jeunes), le Milan a un beau projet pour les 10 prochaines années »

  • Calabria, Romagnoli, De Sciglio : qu’est-ce qu’ils en disent de ces noms mis ensemble ?

« Qu’avec nous le Milan a un beau projet pour les dix prochaines années »

  • Les prochains noms à garder à l’œil en Primavera ?

« Je parie sur Vido, Cutrone, Zanellato et El Hilali »

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« Nous sommes de vrais amis avec Donnarumma, nous avons tellement de points communs »
  • Donnarumma et vous avez plusieurs points en commun.

« Nous nous sommes connu avec les Allievi, nous sommes de vrais amis. C’est un phénomène. Nous travaillons et rigolons toujours ensemble et c’est vrai, nous avons tellement de points en commun. Mais pas au sujet de la musique : quand il attaque avec ses chansons napolitaines moi je mets les écouteurs… »

  • Hé, ce sont des sacrifices. Mais parlons des vrais (sacrifices), que vous citez souvent.

« Quand j’allais au lycée la vie était compliquée. Je mangeais en voiture avant d’aller au foot et le soir j’étudias dans le car qui me ramenait chez moi. Si tu n’as pas de mental, c’est très dur. De toutes façons, la note de 64 que j’ai eu en comptabilité me va bien (rires) »

  • Qu’est-ce que vous auriez fait si vous n’étiez pas devenu footballeur ?

« J’ai une passion pour les séries policières, donc détective privé »

  • Et maintenant que vous êtes footballeur, quels sont vos objectifs ?

« Personnellement, continuer comme ça. Pour l’équipe, revenir en Europe »

Le « Derby della Madonnina » est à suivre ce dimanche 20/11/16 sur beIN 2 à 20h45.

Traduction par Giacomo de l’interview de la Gazzetta dello Sport du 18/11/16 .

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