Massimiliano Ier, dit le Moche

Malgré une position de leader en championnat ainsi qu’en Ligue des Champions, Massimiliano Allegri est vivement critiqué. En cause, la qualité du jeu proposé jugée moche et ennuyeuse à voir. Analysons cet état de fait.

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Massimiliano « Max » Allegri, entraîneur de la Juventus.

Un jeu jugé moche

La Juventus de cette saison est moche à voir. C’est une phrase qui vous entendrez assez souvent de la plupart des observateurs de football italien ainsi que d’une frange des supporters turinois. La Juventus d’Allegri peine à séduire, plus portée sur la gagne que sur le spectaculaire, elle s’impose sans provoquer de grands élans d’enthousiasme. Le match contre Lyon en Ligue des Champions en est un parfait exemple; malgré une victoire par un but à zéro obtenue sur la pelouse lyonnaise, et une confortable position de leader prise par la même occasion, nombreux sont ceux qui critiquèrent vivement le jeu proposé par l’équipe turinoise, jugeant la prestation ennuyeuse, brouillonne voir bâclée, beaucoup demandant alors un jeu plus spectaculaire, plus offensif, dénonçant alors chez les défenseurs d’Allegri la tendance à juger le « beau jeu » agréable, mais peu victorieux.

Une équipe solide qui gagne

Malgré ces critiques sur la qualité du jeu conduit par Allegri, son équipe demeure impressionnante de sérénité et de force au fur et à mesure des victoires (huit en championnats en dix journées, deux en Ligue des Champions en trois matchs) les piémontais (jugés ennuyeux rappelons-le) se payant même le luxe d’être la deuxième meilleure attaque du championnat (21 buts) derrière la Roma (26 buts) en plus d’être la meilleure défense (7 buts encaissés). En coupe d’Europe, on répondra que la Juventus n’a marqué que cinq buts, ce qui est autant que des équipes comme Copenhague ou le Besiktas, à cela il faut répondre tout d’abord, que l’objectif concret des phases de poules est purement numéraire (gagner le plus de points possible pour aller au tour suivant) et que l’Atlético par exemple, est premier de son groupe avec neuf points sur neuf possibles en ayant inscrit seulement trois petits buts. Dans un second temps, il faut répondre que la Juve est leader de son groupe et donc virtuellement qualifiée pour le tour suivant, sans n’avoir encaissé aucun but, ce que seuls l’Atlético et Leicester (tous deux en tête de leur groupe) ont réussi cette saison.

Un début de saison néanmoins mitigée…

Comme montré ci-dessus, la Juve est une équipe solide qui gagne en prenant le moins de buts possible. Néanmoins, un goût amer reste dans la bouche de nombreux juventini, en effet, malgré cette pluie de victoires et de statistiques favorables, les compagnons de Gianluigi Buffon ne comptent actuellement aucune victoire majeure, s’étant inclinés face à l’Inter (2 – 1) face à Milan (0 – 1) et ne parvenant pas à vaincre Séville (0 – 0) cette absence de match référence est jugée problématique par beaucoup de supporters et le derby contre Naples samedi soir peut faire taire un temps les critiques comme les déchainer en cas de contre-performance.

Le retour de Marchisio, la rédemption ?

Mercredi dernier, contre la Sampdoria, Claudio Marchisio a fait son grand retour sur les terrains de Série A après six mois de blessure. En une heure, il a démontré pourquoi il était un homme clé de l’équipe turinoise depuis le début de l’ère Allegri : propre dans la passe comme à la récupération, intelligent dans son placement et toujours dans le bon tempo, il a pratiquement stabilisé à lui seul un milieu de terrain ô combien décrié, du fait de sa faible créativité et de ses lacunes tactiques et techniques. L’équipe semblait transcendée; spectaculaire et dominatrice, elle plia très rapidement le match et se montra peu inquiétée malgré un semblant de retour des génois à la 57ème minute suite au but de Patrik Schick. Le retour de Marchisio semble être alors le début d’une sorte de rédemption, la Juve plaisant de nouveau à l’œil des observateurs.

Dans les anciens temps, il était d’usage de donner un surnom aux rois, reines, et princes, l’homme à la tête des joueurs de la Juventus en étant pratiquement un à notre époque, Massimiliano Allegri sera sûrement surnommé « le Moche » malgré sa très belle allure.

@OsxSts

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