Il y a le feu à la maison Inter

Après maintenant huit journées de championnat et une première phase de coupe d’Europe, c’est le grand bazar chez les intéristes, l’équipe est bancale, le coach peu inspiré, les résultats absents et même le capitaine se retrouve contesté. Passage en revue de la situation actuelle.

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Icardi, capitaine contesté des nerazzurri.

Des soucis financiers

Les comptes de l’Inter ne sont pas au beau fixe en témoigne les sanctions de l’UEFA à leur encontre dans le cadre de fairplay financier. Ces pépins financiers ne sont pas nouveaux, en effet, la présidence Moratti a coûté extrêmement cher aux milanais. Obnubilé par une victoire en Ligue des Champions, l’industriel italien a dépensé sans compter et creusé un trou qu’il est difficile à combler aujourd’hui, l’année du triplé par exemple, le club accusait des pertes financières de l’ordre de 69 millions d’euros, s’en suit une augmentation salariale de joueurs ayant largement dépassé la trentaine, et on obtient alors une catastrophe financière. En tout, les dix-huit ans de présidence Moratti auront coûté 1,2 milliards d’euros pour une seule victoire en Ligue des Champions. Malgré le rachat du club, les problèmes persistent, l’actionnaire étant entré au capital du club par une augmentation de capital et non par un investissement pur comme cela a été le cas au PSG par exemple, faisant alors perdre de la valeur financière au club. De plus, la non-participation à la Ligue des Champions creuse les comptes du club, ce dernier ne profitant pas des juteux droits télés de la compétition. Pour rester compétitifs, les nouveaux dirigeants intéristes eurent recours à l’emprunt, 230 millions d’euros tout frais arrivèrent donc dans les caisses milanaises pour refinancer la dette. Un emprunt pour corriger une crise d’endettement, on a connu mieux….

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Massimo Moratti, président de l’Inter de 1995 à 2013.

Un mercato bancal

Les soucis financiers ne sont pas la seule tare de ce club, une succession de transferts ratés et d’oublis à certains postes sont responsables de la qualité moyenne de l’équipe que nous voyons aujourd’hui. Kondogbia, par exemple, acheté 40 millions d’euros à Monaco l’année dernière, peine à prouver malgré une saison à trente matchs la saison passée, rajoutons à cela qu’aucune grande recrue ne s’est fait voir dans une défense pourtant calamiteuse, notamment sur les côtés, quant à l’attaque, il n’y a pas vraiment de doublure à Icardi. Piero Ausilio directeur sportif des nerazzurri semble à côté de la plaque, ce dernier dépensant des sommes colossales sur des joueurs n’ayant que peu prouvé (Joao Mario) cette politique se révèle désastreuse en témoigne la faiblesse de l’équipe actuelle.

Une équipe très moyenne

Arrivée cet été en provenance de l’Ajax, Frank de Boer devait faire oublier Roberto Mancini et inscrire l’équipe lombarde dans un nouveau cycle de victoire en pratiquant un jeu flamboyant et spectaculaire. Il n’en fut rien. Après huit journées de championnat, l’Inter est onzième avec onze points, les hommes du néerlandais s’étant inclinés par trois reprises et ayant été tenus en échec par deux fois. La qualité du jeu est médiocre et l’animation offensive très dépendante du trio Icardi-Banega-Candreva, la défense est l’une des plus médiocres d’Italie avec dix buts encaissés durant ces huit journées. En Europa League, ce n’est guère mieux, les nerazzurri s’étant inclinés dans leurs deux premiers matchs face à l’Hapoël Beer Sheva et au Sparta Prague (respectivement 0 – 2 et 3 – 1) la crise sportive se fait donc jour et de Boer est plus que jamais sur un siège éjectable.

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Frank de Boer, entraîneur de l’Inter.

Un capitaine contesté

Et comme si ça ne suffisait pas, le capitaine Mauro Icardi se retrouve mêlé à une affaire lui valant la détestation des ultras milanais. Ce dernier après une défaite 3 – 1 contre Sassuolo la saison passée s’était vu chahuté par la Curva Nord pendant qu’il remettait maillot et short à un enfant; dans sa biographie publiée dernièrement, il déclare qu’il était prêt à affronter les ultras et même de les tuer en compagnie d’une centaine de criminels si jamais ils cherchaient la confrontation en dehors des terrains. Cette déclaration lui vaut aujourd’hui la fureur de la Curva Nord comme le témoignent les sifflets à son encontre lors du match face à Cagliari lors de la huitième journée. Cette situation met évidemment le capitaine (et homme fort du moment) sous pression ce dont n’avait absolument pas besoin l’équipe dans cette période.

Tout va mal à l’Inter, les lombards sont en effet frappés de maux profonds qui ne se résoudront pas en une année. La direction doit absolument trouver un nouveau cap afin d’éviter un effondrement futur du club.

@OsxSts

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