Serie A mon humeur #3 « Balotelli, l’envie d’y croire. »

Chaque Lundi, Nicolas de Serie A mon amour réagit à un bout de l’actualité du Calcio dans la plus grande subjectivité qui soit. Place à la chronique mauvaise foi. 

Balotelli, l’envie d’y croire.

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Dimanche soir vers 22h55, après Nice-Marseille, Paul Le Guen et Stéphane Guy avaient la bouche bien clouée et lavée au savon. Durant le match, ils auront dit tout et son contraire pour présenter Mario Balotelli : un très bon joueur, un talent gâché, un attaquant n’ayant jamais rien prouvé, un génie, un spécialiste des grosses bêtises, un garçon « pas bien méchant »… Plus exaspérant encore, les deux commentateurs se sont acharnés sur Super Mario, plus le temps passait après son pénalty transformé. Balotelli était « cramé, hors du match, plus du tout lucide, à coté de la plaque »… Pour eux, il fallait le sortir, et vite.

C’était sans compter sur Lucien Favre, l’entraîneur de Nice. Un vrai connaisseur de football et un fin tacticien, lui. Conscient des signes de fatigue de son attaquant star, il décidait de le laisser sur le terrain. Parce que contrairement à ce qu’essayaient de faire croire Guy et le Guen, un attaquant n’a pas besoin de participer à toutes les actions. Un attaquant n’est pas obligé de participer tout le temps au pressing et au repli défensif. Et un grand joueur sait sentir les coups. Balotelli donna raison à son coach en mettant de la tête le deuxième but pour son premier match en Ligue 1 et engendra des bégaiements sans fin de le Guen.

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Honnêtement, même si avec son doublé Balotelli fait une grande entrée dans le championnat de France, il aura montré de grosses lacunes. Tactiques et surtout physiques. En même temps, normal pour un joueur pour préparé et ayant connu plus d’un an d’accumulation de blessures lors des deux dernières saisons. Mario a besoin de temps, Mario n’est pas parfait. Mais en plus d’avoir rappelé qu’il lui suffisait de deux actions pour marquer deux buts, Mario a changé, au moins sur un point.

Au moment de tirer le pénalty, Bafé Gomis vient le chambrer et tous les amateurs de Serie A frémissent. « Va-t-il lui coller un doigt dans l’oeil, lui lâcher une insulte, envoyer une mine dans les tribunes ? », pas du tout. Balotelli a gentiment renvoyé Gomis hors de la surface, a respiré profondément et a inscrit le tir au but, tranquillement. À une autre époque, cela ne se serait pas forcément passé ainsi.

Un match, deux buts, une attitude sereine, 90 minutes jouées et tout ça en étant encore hors de forme et en n’ayant participé quasiment qu’à une action sur deux. Voilà le bilan de Balotelli en 2016-2017. Déjà mieux que toute l’année 2015-2016 et quelque chose me dit que ce n’est pas fini.

@nicolas_basse

 

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