Bacca « Si je suis important pour Milan ça veut dire que je dois rester »

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Il a été pointé du doigt comme le joueur bloquant le mercato rossonero avant l’arrivée des chinois car sa vente aurait rapporté 30M dans les caisses. C’est oublier qu’il pèse aussi 20 buts/saison. Carlos Bacca, un homme décisif mais tout dépend de quel côté on se place. Après que Shevchenko ait parlé de l’ancien pêcheur plus tôt dans la semaine, voici le principal intéressé qui a accordé un long entretien au quotidien sportif numéro 1 en Italie et basé à Milan : La Gazzetta dello Sport.

  • Ces derniers jours vous avez prévenu Galliani qu’une nouvelle offre de West Ham arriverait. Ce qui s’est effectivement passé : qu’est-ce qui vous a poussé à ne pas la prendre en considération ?

« Je retiens que West Ham est un club de 1er rang mais j’ai repoussé l’offre parce que je dois aussi penser à ma famille. J’en ai parlé avec Galliani, il m’est paru juste de le prévenir parce je suis quelqu’un de transparent et que mon intention est de rester où je suis. Il m’a répondu que le club aussi a retenu que je voulais rester. Soyons sincères : j’aime beaucoup m’entendre dire par le club que je suis important pour eux. Donc je dis aux tifosi : soyez tranquilles, pour moi le mercato est terminé. »

Carlos Bacca : « Avant d’être un footballeur je suis une personne »

  • En pratique vous êtes passé en quelques jours du statut de joueur « à vendre absolument » à « invendable ». ça ne vous dérange pas un peu ?

« Un petit peu oui, mais maintenant tout est bien défini. Avant j’étais sur le marché, je savais que le club avait des problèmes et je savais aussi que j’étais un des rares qui garantissait une grosse rentrée d’argent. Avec l’argent de ma vente, le Milan aurait résolu diverses situations donc si ça c’était fini comme ça je l’aurai compris. Aujourd’hui au contraire, le sentiment d’être invendable est très bon. ça veut dire qu’on a confiance en moi. Avant d’être un footballeur je suis une personne. »

  • Mais qu’est-ce qui vous a poussé en particulier à rester ?

« Ma famille m’a fait changer d’idée. En plus de l’Angleterre, j’avais des offres venant d’Italie (le Napoli, ndlr) et de France, mais dans tous les cas je ne m’y voyais pas à 100%. »

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Une famille en or
  • La famille donc. En considérant que votre aîné Carlos Daniel a 6 ans et Karla Valentina 3, imaginons  que ce soit la patte de votre femme Shayira : donc c’est elle qui commande à la maison.

« Et oui, je sais que c’est elle qui commande… Non allez, disons 50-50. Pour moi, ma femme est fondamentale, nous sommes ensemble depuis 12 ans et moi je n’étais rien à l’époque, je n’avais pas le nom que j’ai aujourd’hui. Et puis elle m’a voulu même si j’ai eu quelques différents avec ses parents : elle étudiait en ingénierie civile, son père et sa mère voulaient évidemment le meilleur pour leur fille et moi j’étais un fou qui ne pensait qu’à faire la fête. Maintenant je fais des choses très normales parce qu’il y’a 8-9 ans j’ai tout fait. »

« Maintenant c’est différent, il y’a de la joie dans le vestiaire, dans le car, à l’hôtel. ça manquait la saison dernière »

  • Vous semblez tous très heureux d’avoir Montella comme entraîneur.

« Avec lui je m’amuse bien plus parce que c’est avec le ballon qu’on joue au foot, pas en répétant les courses. Si tu cours et plus rien alors il vaut mieux t’entraîner avec Bolt… J’aime son jeu parce que l’équipe est construite pour attaquer et j’ai plus d’occasions de but. Face au Toro j’en ai eu 5 ou 6 et alors oui, je l’ai envoyé dedans 3 fois. Si au contraire il ne t’en arrive qu’une alors c’est bien plus compliqué. L’année dernière c’était comme ça et je devais rester énormément concentré. Je peux le dire ? Maintenant c’est différent, il y’a de la joie dans le vestiaire, dans le car, à l’hôtel. ça manquait la saison dernière. »

  • Combien Montella vous a-t-il influencé dans votre décision de rester ?

« Il a joué son rôle. Il m’a clairement dit que ça lui déplairait de me perdre, que je suis un leader et que je marque beaucoup comme il faisait lui. J’ai ressenti sa confiance et je sais que dans son type de jeu je serai bien comme si c’était celui de tous les entraîneurs. Je suis quelqu’un qui s’adapte et travaille dur pour l’équipe, ça s’est toujours passé comme ça. »

  • Mais quand vous n’avez pas été convoqué pour la tournée aux Etats-Unis vous vous êtes senti mal.

« Il m’a dit que je devais rester travailler à Milanello parce que je m’entraînerai mieux à la maison qu’aux Etats-Unis. Je suis resté et j’ai beaucoup travaillé, donc aucun souci. Montella a toujours été très clair avec moi. »

  • Le trident avec Suso et Niang vous plait-il ?

« Beaucoup. Je suis content pour Niang, nous avons pâti de son absence. Et Adriano aussi est vraiment fort, mais malheureusement nous jouons à 11. Quand je m’arrêterai de jouer, je veux rester dans le monde du foot, mais être un dirigeant pas un coach : ça me rendrait fou d’envoyer les gens sur le banc, c’est un travail trop ingrat. »

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  • Vous avez seulement 29 ans, vous ne pensez qu’à marquer.

« Si vous faites référence au classement des buteurs ça m’intéresse aussi. Au minimum je veux dépasser le nombre de buts de la saison dernière mais je veux de l’équilibre dans les comparatifs : je ne suis pas un phénomène après un triplé et je ne suis pas mauvais si j’en mange trois. Quand ça arrivera ils me diront que j’ai la tête ailleurs et moi au contraire je reste tout le temps le même. ça me fatigue d’être jugé seulement sur la base des buts. Mais c’est évident que je dois m’améliorer surtout avec le pied gauche. »

  • Si Bacca s’améliore encore, où le Milan peut-il arriver ?

« Je veux l’Europe avec ce maillot,  je travaille pour ça. Ma mentalité et celle du club c’est l’Europe, pour le Milan l’Europe est une obligation. Je suis fier d’être dans ce club et d’y être maintenant : il y’a 5 ans c’aurait été facile et simple pour quiconque de choisir le Milan, moi je l’ai fait quand tout était plus difficile. Maintenant, le moment est arrivé de changer la situation et de la ramener comme avant. »

  • Vous verrons-nous encore marquer d’un coup du foulard ?

« Je dirai que oui. ça ne plaira pas à certains mais si je réussi je serai un phénomène pour tout le monde… »

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Joystick gauche à droite + carré pour la Rabona.

Traduit de la Gazzetta dello Sport du 26/08/16 par Giacomo

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