Montella « à Milanello je m’y sens comme à la maison »

Vincenzo Montella, le nouvel entraîneur du Milan s’est exprimé à la Gazzetta dello Sport sur son nouveau rôle à Milan, son équipe et ses objectifs.

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Sur le Milan en général

« J’ai l’impression que je suis meilleur que je ne l’étais il y a quelques années. Avant j’étais incomplet, aujourd’hui je suis beaucoup mieux préparé. Mais je ne veux pas faire de promesse, il vaut mieux faire profil bas. »

« Le mot « patience » a été aboli. Je parlais de se presser dans le bon sens du terme. Nous essayons d’aller vite. C’est une vertu nécessaire afin d’éviter les alibis comme parler du marché ou la vente du club.  En ce qui concerne le marché, j’ai déjà donné mes directives au club. Tout a été partagé et confirmé avec le directeur général Adriano Galliani, avec qui je parle sur une base quotidienne. Il n’y a pas de malentendu avec lui. Il y a un besoin de se renforcer, bien sûr, mais c’est une vérité propre à tous. Même pour la Juventus, qui vient de remporter cinq Scudetti consécutifs. Ici, à Milan, ce qui manquait était l’enthousiasme et la confiance en soi. Maintenant, je pense que j’ai commencé à résoudre quelques petits problèmes. Je pense que l’enthousiasme est la conviction avec laquelle vous faites les choses. L’entraîneur doit savoir comment alimenter et soutenir cela. Je suis un homme passionné, si je ne l’étais pas, je ne travaillerais pas 18 heures par jour. »

« Mon premier objectif ? J’ai pensé à la Supercoppa contre la Juventus. Cela pourrait-être le 29e ème trophée de l’ère Berlusconi (interview donnée un jour avant l’accord concernant la vente ndlr.), cela donnerait de la confiance. »

« Je suis impatient de revenir à Milanello et de recommencer à travailler là-bas, je m’y sens déjà comme à la maison. »

« Ce mois-ci était nécessaire pour moi  pour apprendre à connaître l’environnement et devenir proche de mes joueurs. Bien sûr que j’aurais préféré jouer les préliminaires de l’Europa League, Milan ne doit pas rester sans Europe. Dans tous les cas nous avons fait plus que ce que j’avais prévu en un mois. Je suis détendu, les garçons sont détendus, nous sommes sur la bonne voie et je suis optimiste. L’équipe se porte bien dans la réalisation de ce que je lui demande, et les garçons progressent rapidement. Mon travail consiste à faire avancer une entreprise et je veux le faire avec un état d’esprit positif. Nous sommes dans une phase de construction, et j’ai été choisi pour un projet technique ambitieux, parce que jouer au football de cette façon est beaucoup plus difficile. Mais j’ai quelques idées claires sur où et comment intervenir. Nous voulons jouer un football agréable et gagner avec du beau jeu à la clé. Oui, Berlusconi m’a appelé il y a quelques jours, alors que nous étions à Chicago. Il avait l’air heureux, il m’a dit que nous développions une bonne philosophie de football »

Sur l’attaque

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« Bacca ? Il est fort, il marque, et voilà c’est ce que l’attaquant doit faire, même quand il n’est pas spectaculaire. Carlos vous permet de faire la différence, je ne suis pas d’accord avec ceux qui pensent qu’il est incompatible avec mon jeu.  Je pense que nos attaquants se complètent mutuellement et ont des profils variés. Par exemple, M’Baye Niang a un talent indéniable, mais il manque encore de continuité. Mais il n’est pas content de lui et il a l’ambition de s’améliorer. Il prouvera sa maturité quand il acceptera le banc, même s’il le juge injuste. Jeremy Menez n’avait probablement pas l’impression qu’il pouvait appartenir à cet environnement plus longtemps. Ce fut un adieu paisible, mais pour un entraîneur, la perte d’un joueur est toujours une défaite. »

Sur la Nazionale

« La succession de Conte en Nazionale ? J’ai été flatté par l’intérêt, surtout à mon âge, mais la Nazionale doit être dirigé par quelqu’un qui possède des cheveux blancs. Il est encore tôt pour moi. »

Sur les responsabilités

« Ici, à Milan, par exemple, beaucoup d’entraîneurs ont été licenciés et quand quelque chose comme cela arrive, tout le monde doit assumer la responsabilité. Y compris les footballeurs. Vous ne pouvez pas toujours agir comme si c’était la faute de quelqu’un d’autre, que ce soit les arbitres ou les entraîneurs. Ceux qui jouent peuvent toujours faire plus. »

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