Alberto Paloschi, un diavolo chez les Swans

Nombreux sont les joueurs italiens à avoir traversé le « Channel » pour tenter leurs chances en Premier League, en particulier les attaquants. Par le passé, Gianluca Vialli, Gianfranco Zola ou Paolo Di Canio ont marqué ce championnat mais plus récemment Mario Balotelli, Fabio Borini ou Graziano Pellé n’ont quant à eux pas vraiment marqué les esprits outre-manche. C’est désormais autour d’Alberto Paloschi de tenter sa chance.

 

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Paloschi dans son nouveau club

Des débuts prometteurs au Milan

Dès sa nomination à la tête de Swansea, en grosse difficulté en championnat, Francesco Guidolin (son ancien coach à Parme) n’a pas hésité à débourser 10 millions d’euros (record de vente pour le Chievo) pour attirer au Liberty Stadium l’ancien grand espoir du foot italien. Les Gallois ont été séduits par le bon début de saison du buteur Véronais (au club depuis l’été 2011) avec ses 8 buts en 21 matchs. Pour une première expérience à l’étranger, le challenge est à la fois grand, délicat et intéressant pour ce pur produit de la formation Milanista.

Natif de Lombardie, il commence le football dans une équipe de jeune de la province de Bergame, la Cividatese. Après des essais infructueux à l’Atalanta, il décroche un test au Milan AC. Durant ce match, contre Piacenza, il inscrit les 2 buts de la victoire. Dès ses 12 ans, il intègre donc le grand club lombard et effectue toutes ses classes avec les équipes de jeunes du Milan. Sous la direction de l’ancien rossonero, Alberigo Evani, les Allievi (U17) remportent le championnat national. Lors de cette saison, le jeune Alberto marquera 23 buts dont 3 lors de la finale du championnat gagnée 4-0 contre le Genoa. Il joue même encore avec la Primavera lorsqu’il effectue, à 17 ans, ses débuts avec l’équipe première du Milan en Coupe d’Italie 2007/08 contre Catane. Il marque un but lors de chaque confrontation mais le Milan est éliminé par les Siciliens. Suite à ces débuts réussis en Coppa Italia, Carlo Ancelotti lui donne ses premières minutes en Serie A en février 2008 contre Sienne. Il remplace le Brésilien Serginho et au bout de … dix-huit secondes, sur son premier ballon, il claque son 1 er but sur un assist de Clarence Seedorf. Il jouera 6 autres matches et marquera un autre but lors d’une défaite contre la Samp.

Malgré des débuts prometteurs lors de ses premières apparitions sous le maillot rossonero, le jeune attaquant est barré par des joueurs de calibre international tels que Andreï Chevtchenko, Pippo Inzaghi, Alexandre Pato, Marco Borriello ou encore un certain Ronaldinho fraîchement transféré du Barça à l’intersaison 2008. A peine retrogradé en Serie B, Parme flaire le bon coup et obtient la copropiété de l’espoir Italien. Paloschi trouve du temps de jeu en Emilie-Romagne en disputant 39 matches et inscrivant 12 buts. Le Parma AC retrouve l’élite dès la saison suivante. Il est justement récompensé en recevant le Prix “Silvio Piola” du meilleur attaquant U21 pour la saison 2008/09.

Malheureusement, ses autres saisons (2009/10 et 2010/11) sous le maillot parmesan sont plus mitigées à cause de blessures musculaires à répétition qui l’handicape et l’empêche d’enchainer. Son bilan de 58 matches pour 15 buts en deux saisons et demies est en demi teinte.

Tous les chemins mènent à Vérone

Au mercato hivernal de 2011, suite au jeu de la copropriété, le Milan AC l’envoie de Parme au Genoa. Même si c’est sous le maillot rossoblù qu’Alberto inscrit son premier doublé en pro contre la Roma lors d’une victoire 4-3 des Grifoni au Luigi Ferraris, il ne marque pas un but de plus lors des 11 autres matches de cet exercice. L’AC Milan le rappelle finalement en fin de saison.

Paloschi participe à toute la préparation estivale avec son club formateur. En août 2011, il assiste même à la victoire des siens en Super Coupe d’Italie lors d’un derby della Madonnina délocalisé à Pékin. Mais l’effectif du club lombard est toujours aussi pléthorique et de qualité avec Zlatan, Robinho, Cassano ou encore le vétéran Super Pippo en attaque. Par conséquent et malgré son statut de grand espoir du club, le Milan le prète (avec option d’achat) à Vérone, au Chievo, pour le relancer suite à son épisode raté au Genoa. Il n’a alors que 21 ans.

  • Le 18 septembre 2011, il effectue ses débuts sous ses nouvelles couleurs lors du déplacement à Parme et fête cela par le but de l’égalisation. Insuffisant pour éviter la défaite du Chievo 2-1. Pour sa première saison en Vénétie, il prend part à 36 rencontres et marque 6 buts. Le Chievo termine alors à une honorable et inhabituelle 10 ème place au classement puisque ce club est d’ordinaire habitué à jouer le maintient.
  • Nouveau fait d’arme en 2012/13, pour son retour au Ferraris contre le Genoa il signe son premier triplé en carrière offrant une victoire 4-2 au Chievo. Le Genoa devient par la même occasion une de ses cibles préférées puisqu’il a inscrit deux doublés lors des saisons 2013/14 et 2014/15 contre son ancienne équipe.
  • En 2013/14, il devient un héro pour les tifosi du Chievo lorsque son unique but permet aux siens de l’emporter dans le Derby della Scala contre le Hellas Verone. Il récidive lors du match retour en ouvrant le score de la tête. Lors de cette saison, il rentre même un peu plus dans l’histoire du club Gialloblù et devient le second meilleur buteur de l’histoire du Chievo derrière Sergio Pellissier mais devant Federico Cossato avec 31 buts.
  • Le 6 décembre 2015, il inscrit sur pénalty son 40 ème but pour le Chievo lors du match les opposant au promu Frosinone, son 7 ème de la saison.
  • Début janvier 2016, il inscrit son 8 ème et dernier but sous les couleurs du Chievo au Bentegodi lors du match nul fou 3-3 contre la Roma.

Au final, son bilan comptable au Chievo est honorable avec 42 buts en 144 matches dans une équipe oscillant entre la 10 ème et la 16 ème place lors des 4 saisons d’Alberto à Vérone.

Quelques jours après son transfert au Pays de Galles, Paloschi a déjà porté son nouveau maillot dans la banlieue de Birmingham, au Hawtorns de West Brom en remplaçant le Sud-Coréen Ki Sung-Young. Le début d’une nouvelle étape dans la carrière de ce buteur “à l’ancienne” souvent comparé en Italie à Pippo Inzaghi mais qui n’aura jamais eu sa chance avec son club formateur.

Deviendra t’il en Angleterre une légende comme Zola ou un flop comme Super Mario ?
Nobody knows.

@FriûlConnection

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