2015 nous livre son verdict

 

L’année civile touche à sa fin, à l’heure où toutes les équipes sont en vacances en attendant 2016, c’est le moment pour nous de dresser un bilan de 2015. Le championnat, les campagnes européennes, le mercato, les surprises, les déceptions … alors, bonne ou mauvaise année en Italie ?

 

 Janvier à Mai, les Italiens presque rois d’Europe

2014-2015 Serie A Champion - Juventus

Sur l’année civile 2015, le championnat repart comme il s’était arrêté en 2014 avec une Juve qui occupe la première place et ses poursuivants qui essayent tant bien que mal de tenir le rythme. De ce qui est de la course au titre, cette période sera marquée d’une part du parcours presque sans faute de la Juve et d’une autre part de la chute de la Roma. En deux mois l’équipe de Rudi Garcia a enchaîné 8 matchs nuls en 10 matchs laissant à la fois la Juve s’envoler et le Napoli et la Lazio revenir à la lutte pour la seconde place. Les giallorossi n’y arrivent plus, on ne voit presque plus rien dans le jeu et ses adversaires savent désormais comment les bloquer facilement. Pendant ce temps l’autre équipe de Rome, la Lazio, continue de montrer matchs après matchs qu’elle pratique un des plus beaux jeu d’Italie avec une des révélations de la saison, Felipe Anderson.

Très vite donc en championnat le suspens s’est tourné sur la course à la ligue des champions plutôt qu’au titre et par bonheur le calendrier nous a réservé deux dernières journées de pure folie en Mai avec un Roma – Lazio, Juve – Napoli pour la 37ème journée et un Napoli – Lazio pour la 38ème et dernière journée. A ce moment là c’est déjà la saison suivante qui peut se jouer, les clubs savent très bien ce que peut changer une place qualificative en ligue des champions par rapport à un barrage ou « pire » une place en europa league. Un derby de Rome et une tête de Yanga-Mbiwa plus tard, la Roma s’est assuré de finir second tandis que la Lazio et le Napoli ont du se battre lors de la dernière journée pour ce qui s’annonçait comme un des matchs de l’année. Le moins que l’on puisse dire c’est que ce match a tenu toutes ses promesses comme aiment dire les commentateurs. Au terme d’un scénario fou avec on s’en souvient le pénalty de Higuain, la Lazio a réussi l’exploit de s’imposer au San Paolo et d’arracher la place en barrage de ligue des champions.

Pour le reste du championnat, le début d’année 2015 aura été marqué par la terrible chute de Parme, Luca Toni qui porte le Hellas Vérone, les belles surprises de Gênes avec le Genoa et la Sampdoria, Dybala qui explose à Palerme et les deux Milan en pleine galère à la 8ème et 10ème place avec Mancini qui remplace Mazzari en Janvier côté Inter. Au final, la Juventus a terminé sa saison avec 17 points d’avance sur la Roma rien que ça, lui permettant de fêter son quatrième titre de suite. Rien à dire.

Qui dit période de Janvier à Mai, dit aussi rencontres européennes et à ce petit jeu nos équipes Italiennes ont presque toutes assuré nous faisant vivre une magnifique fin de saison.

Avec 5 équipes en 1/8ème de finale d’europa league, la Serie A faisait office de sérieux candidat au titre final. Malheureusement le Torino, l’Inter et la Roma (sortie par la Fiorentina) n’ont pas su passer ce tour ne laissant plus que le Napoli et la Fiorentina pour la suite de la compétition.

Ce sont bien ces deux équipes qui nous ont fait vibrer jusqu’en demie finale, le Napoli jouait le Dnipro tandis que la Fiorentina les Espagnols de Séville. Deux matchs loin d’être faciles mais qui pouvaient laisser imaginer une finale 100% Italienne ou du moins un représentant. Deux défaites plus tard, c’est finalement le Dnipro et Séville qui iront s’affronter à Varsovie pour la finale. Ces deux demies nous ont laissé quelques regrets surtout du coté du Napoli qui avait un coup à faire face au Dnipro, le match retour fut jouer dans des conditions difficiles et on ne peut s’empêcher de penser qu’avec le Higuain qu’on voit en ce début de saison, avec ce joueur aussi efficace sans doute que le résultat aurait été différent. Pour la Fiorentina peu de regrets à avoir, ils ont fait un super parcours et Séville la saison passée était bien trop forte.

Outre les deux équipes en demi-finale, cette épopée Italienne en europa league nous aura surtout ravis sur le fait que les équipes ont toutes pris cette compétition au sérieux et ça fait du bien de voir ça. Mention spéciale au Torino qui a su jouer sur plusieurs tableaux à la fois et nous proposer du vrai spectacle.

 

Et la ligue des champions dans tout ça ? Là encore qu’elle fut belle cette année 2015 pour l’Italie grâce à une Juve que personne ou presque n’avait imaginée aller si loin. La Roma quant à elle après un début de phase de poule plus que prometteur s’est comme souvent sabordée sur la pelouse du CSKA et n’a su relever la tête lors de la dernière journée face à City. Première expérience en ligue des champions difficile pour Garcia mais quelque part nous nous disions que cette Roma ère Pallotta devait passer par là pour son retour dans la plus belle des compétitions en espérant que ça lui serve d’expérience et que dans une suite logique la saison d’après l’équipe passe les poules. Chose faite à l’heure où on se parle.

La Juve donc est quant à elle allée jusqu’en finale à Berlin y affronter le grand Barça, clin d’oeil de l’histoire au mythique « andiamo a Berlino » et la coupe du monde 2006. Cela faisait cinq longues années que nous n’avions pas vu une équipe italienne atteindre ce stade la compétition. Entre Février et Mai, les bianconeri se sont débarrassé tour après tour de Dortmund, de Monaco et du Réal. Certes la Juve n’a pas eu le plus dur des tirages avec un Dortmund qui vivait une saison compliquée et Monaco la surprise de la saison mais malgré tout elle a su répondre présent et montrer que cette équipe était un collectif plus redoutable que jamais. A cette époque la Juve donnait l’impression qu’elle pouvait subir, qu’elle pouvait laisser jouer son adversaire tout en restant d’une solidité implacable mais qu’elle savait aussi frapper dés qu’elle en avait l’occasion avec un Tevez énorme et un Morata plus efficace qu’aujourd’hui. Le moment pour nous de se remémorer la prestation de l’Espagnol face à son ancienne équipe du Réal, c’était presque écrit d’avance.

Malheureusement pour « la vielle dame », comme souvent Barcelone était beaucoup trop fort mais la Juve a réussi à sortir un match face à ce Barça que peu d’équipe auraient pu faire.

 

 Juin à Août, Parme rétrogradé, mercato et reprise du championnat

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L’été débute par une terrible nouvelle, Parme ne sera pas sauvé financièrement malgré quelques pistes de repreneurs potentiels. Quelque part tout le monde savait qu’il y avait de fortes chances que cette histoire finisse ainsi mais quand ça a été rendu officiel, ça a fait bizarre et ça a fait mal. On parle d’un club légendaire d’Italie qui évoluera en Serie D pour la saison 2015/2016.

De l’argent, les clubs de Serie A en ont toujours eux par contre et comptent bien le dépenser durant l’été la avec le fameux mercato ! Début Juin pas de temps à perdre, les premières rumeurs fusent, qui va arriver ? Qui va partir ? Chacun se fait ses petits rêves dans son coin pendant que les clubs s’activent. Avec la Juve et la Roma qui ont empoché pas mal d’argent grâce à la ligue des champions et au championnat, avec le Milan et l’Inter qui veulent à tout prix revenir au premier plan et des clubs comme le Napoli, la Lazio ou la Fiorentina toujours à l’affut, un sacré mercato était en prévision. Retour sur quelques transferts qui ont marqué cet été.

Les départs :

  • C.Tevez/A.Pirlo/A.Vidal. En l’espace d’un mercato, la Juve perd ses trois joueurs les plus importants. Jamais évident de se remettre rapidement de tels changements.
  • M.Darmian. Auteur d’une saison énorme avec le Torino et convoité par toute l’Italie, c’est finalement en Angleterre et à Manchester United que le latéral polyvalent Italien termine pour 18 millions.

  • M.Gomez. Accueilli comme une rockstar en 2013 à la Fiorentina, l’Allemand n’a jamais pu s’exprimer comme il voulait à cause en partie de blessures. Cet été le club décide de s’en séparer et de le prêter avec option d’achat au Besiktas, remplacé numériquement par Kalinic.

  • X.Shaqiri. Six petits mois et puis s’en va, triste aventure pour le Suisse avec l’Inter, direction l’Angleterre pour lui aussi et Stoke City. On aurait aimé le voir un peu plus vu le potentiel de ce joueur, c’est certain qu’il n’a pas eu l’occasion de montrer tout ce qu’il sait faire. Puis comme on dit, vaut mieux un petit Shaqiri qu’un grand Perisic.

  • R.Benitez. Chez les coachs aussi ça a bougé cet été, avec le Napoli l’Espagnol n’a pas su en deux saisons concurrencer la Juve et termine sa dernière saison avec ce match terrible face à la Lazio. Son équipe était pourtant redoutable mais malheureusement beaucoup trop irrégulière et incapable d’enchaîner contre les « petits » du championnat. Direction le Réal pour Rafa.

  • P.Inzaghi. L’ancienne légende du Milan n’aura fait qu’une saison sur le banc, bilan plus que mitigé, jeu moyen, Pippo est écarté pour faire de la place à Sinisa Mihajlovic.

  • V.Montella. Après trois saisons sur le banc de la Viola et une 4ème place en championnat plus une demi-finale d’europa league pour sa dernière saison, l’aéroplanino est remercié. On aurait aimé voir un duo Gomez – Rossi à 100% sous ses ordres.

Les arrivées :

  • P.Dybala. C’était annoncé avant la fin de saison par Palerme, le 4 Juin le communiqué officiel de la Juve tombe. La pépite Argentine rejoint les bianconeri pour 32 millions d’euros auxquels pourront s’ajouter dans le futur quelques autres millions. C’est sans aucun doute un des coups de l’été si ce n’est LE coup de l’été en Italie. Un Argentin peut en cacher un autre.

  • M.Mandzukic. Toujours du coté de Turin et toujours dans le secteur offensif, après Dybala c’est autour de Mandzukic d’arriver lui aussi en provenance de l’Atlético. Pour moins de 20 millions, ça reste une valeur sûre.

  • E.Dzeko. Reçu par des centaines de tifosi à Rome, Dzeko arrive enfin après des semaines de tractations. Le 9 Bosniaque est l’attaquant qui manquait à la Roma.

  • M.Salah. Autre énorme coup de l’été, c’est Mohamed Salah qui vient gonfler le secteur offensif de Rudi Garcia. Là encore les négociations furent longues et difficiles avec la Fiorentina et Chelsea. La Roma se construit durant l’été une équipe capable d’aller chercher le titre et de passer les poules de ligue des champions.

  • A.Romagnoli. Il sort d’une énorme saison avec la Sampdoria et revient de prêt à la Roma. Seulement l’espoir Italien a des doutes sur son futur temps de jeu à Rome et préfère rejoindre Mihajlovic (qu’il a eu à la Samp) chez le Milan. Romagnoli pense sans doute qu’il aura moins de difficulté à s’imposer face à Zapata, Alex et Mexes plutôt qu’avec Manolas, Castan et Rudiger. C’est un des gros transfert de ce mercato pour environ 25 millions d’euros.

  • C.Bacca. Avec Dzeko et Mandzukic, c’est un autre « vrai 9 » qui pose ses valises en Italie et ce n’est autre que le buteur de Séville, Carlos Bacca. On a longtemps cru à Jackson Martinez pour le Milan mais après plusieurs rebondissements c’est l’autre Colombien qui arrive à Milan. Là encore le club sort le chéquier et pose 30 millions pour le faire quitter l’Espagne.

  • S.Jovetic. Enfin de retour en Italie après un passage raté à City et voilà en même temps l’Inter qui lui aussi s’active dans son secteur offensif. Reste plus qu’à prier pour que ses soucis physiques soient derrière lui.

  • G.Kondogbia. Comme son voisin du Milan, l’Inter ne s’arrête pas là et continue son marché en claquant beaucoup, beaucoup de billets. Le milieu Français débarque en Italie contre environ 30 millions d’euros pour Monaco, rien que ça.

  • J.Miranda. Défenseur expérimenté de l’Atletico, prêté pour 3 millions avec une option d’achat à 9.5, l’Inter réalise avec lui un des plus beaux coups du mercato estival.

  • S.Mihajlovic. Auteur d’une très belle saison avec la Samp, direction le Milan pour lui avec la très lourde tâche de faire remonter le club là où il doit être.

  • P.Sousa. Pas vraiment connu dans son rôle d’entraîneur, Sousa vient à la Fiorentina pour remplacer Montella et se faire un nom en Italie. Pari plus qu’intéressant de la part de la Viola.

Entre fin de mercato et début d’une nouvelle saison.

Pendant que les clubs bossent encore sur des transferts de dernière minute, les joueurs et les entraîneurs doivent déjà se remettre au travail avec le début de la saison 2015/2016 les 22 et 23 Août.

Première journée et premières surprises, la Juve s’incline sur sa pelouse contre l’Udinese, le Napoli perd à Sassuolo et la Roma ne fait pas mieux qu’un match nul contre l’Hellas Vérone. Une semaine plus tard, alors que le mercato touche à sa fin, toute l’Italie à les yeux tournés vers Rome. Le dimanche 30 Août nous offre dés la seconde journée le choc tant attendu entre les deux favoris au titre, la Roma de Dzeko et Salah reçoit la Juve de Dybala et Mandzukic. Il est beaucoup trop tôt dans la saison pour espérer voir les deux équipes à 100% et surtout les deux équipes au complet. Allegri a du composer ce jour là un 11 qui est loin d’être celui qui jouera le plus souvent cette saison. Après une première période sans but où la Roma a fait forte impression, c’est Pjanic d’un coup franc magnifique qui débloqua  le match en attendant le 2/0 grâce à la tête de Dzeko. Le but dans les dernières minutes de Dybala n’y changera rien, la Roma s’impose dans ce choc et montre à toute l’Italie qu’elle semble prête pour le titre.

 

 Septembre à Décembre, une première partie de saison fantastique

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Le mercato vient d’officiellement de se terminer, tous les gros clubs se sont renforcés sans perdre de joueurs majeurs excepté la Juve, la saison peut désormais définitivement démarrer.

Une course à 5.

L’Inter, la Fiorentina, le Napoli, la Juve et la Roma. Ces cinq équipes se tiennent à ce jour en 4 points sur les cinq premières places du classement et c’est tout sauf une surprise. On aurait tendance à croire qu’elles ont connu un début de saison similaire avec ce faible écart de points mais c’est loin d’être le cas.

L’Inter, le leader, a été l’équipe la plus régulière grâce à sa défense de fer et ses victoires 1/0, peu de jeu certes mais une solidité et une envie incroyable. Mancini nous fait tout simplement du Mancini et avec des joueurs comme Miranda, Murillo ou Medel dans ses rangs qui représentent parfaitement l’Inter de cette saison, c’est indéniable qu’il faudra compter sur cette équipe jusqu’à la dernière journée.

Derrière l’Inter, deux équipes au style bien différent avec la Fiorentina et le Napoli, deux équipes portées vers l’offensive. En plus d’avoir le même nombre de points (35) au classement, elles ont connu les deux un été similaire. La Fiorentina avec Sousa et le Napoli avec Sarri ont décidé de faire deux paris pour leur banc, deux entraîneurs qui sortaient d’une belle saison avec leur club. Tout le monde était curieux de voir ce que ça pouvait donner surtout du coté de Naples où l’entraîneur précédent n’était autre que Benitez, pour le coup ce fut un changement assez important. Le moins que l’on puisse dire c’est que jusqu’à présent les directions des deux clubs ont vu juste avec Sousa et Sarri. Le technicien Portugais nous régale avec son équipe en 3421 et la belle découverte Kalinic (lire à la découverte de Nikola Kalinic). Le Croate arrivé cet été est le 9 idéal pour l’équipe de Sousa, bien aidé par Ilicic, Valero, Alonso ou la pépite Bernardeschi, il peut porter la Fiorentina très loin cette saison ça ne fait aucun doute. Seul point noir jusqu’à présent pour Sousa, les points perdus dans les gros matches, défaites contre la Roma, la Juve et le Napoli contre une victoire face à l’Inter, ça fait peu. Un petit mot au passage sur Bernardeschi, positionné dans un rôle de piston droit dans le 3421, le jeune Italien montre qu’il sait tout faire, capable de défendre et surtout d’attaquer à merveille, il est l’un des tous meilleurs joueurs de cette première partie de saison et il se murmure déjà qu’un certain Ancelotti aimerait le faire venir au Bayern. Ca serait dur de le voir déjà partir.

Le Napoli quant à lui nous a fait croire sur les premières journées qu’on allait avoir le droit au Napoli de ces dernières saisons, celui qui perdait beaucoup trop de points chez les plus petites équipes pour lutter jusqu’au bout pour le titre. En fait, ces premières journées étaient simplement nécessaires pour que le sorcier Sarri puisse ajuster et mieux connaître son équipe. Dans son antre le Napoli est imbattable, la Lazio en a pris 5, la Juve, l’Inter et la Fiorentina 2 chacune tandis que la Roma par miracle a réussi à faire 0/0. La phase retour risque d’être différente vu que cette fois le Napoli devra se déplacer à son tour chez chaque gros du championnat. Sarri en plus de bien faire jouer son 11, profite cette saison de joueurs qui ont décidé d’être à nouveau régulier comme Albiol, Koulibaly et surtout Hamsik. On ajoute à cela une paire Allan – Jorginho monstrueuse au milieu et le meilleur buteur du championnat Gonzalo Higuain et on se dit que oui, cette équipe ferait un beau champion.

Paradoxalement avec ce que la plupart des gens pouvaient penser en début de saison, on en vient à parler de la Juve et de la Roma non pas en premier mais en dernier dans cette course au titre. Ces deux équipes ont traversé chacune deux périodes bien différentes entre Septembre et Décembre. La Roma emmené par Pjanic et Salah  nous a montré de magnifiques choses dans le jeu et une puissance offensive redoutable jusqu’à fin Octobre pendant que la Juve elle alternait entre défaites, matchs nuls et victoires de temps en temps. Certains même disaient la Juve morte, c’est dire. Le 31 Octobre marque un retournement de situation hallucinant avec ces deux équipes. La Roma perd sur la pelouse de l’Inter et entame une série noire de seulement 2 victoires en 7 matchs tandis que la Juve elle s’impose à la dernière seconde face au Torino dans le derby et entame une série de … 7 victoires en 7 matchs. Tout un symbole.

La Lazio en crise, le Milan encore trop moyen, la belle surprise Empoli.

Les deux autres équipes qu’on attendait en début de saison étaient la Lazio avec sa belle saison 2014/2015 et surtout le Milan avec ses gros investissements mais fin Décembre on constate que ces deux équipes n’y sont pas du tout.

Le Milan au niveau des chiffres n’est évidemment pas largué dans le sens où ils ne sont « qu’à » 7 points du podium mais c’est surtout dans le jeu que ça inquiète. Si Bonaventura n’est pas là, plus personne n’est capable de créer quoi que ce soit, cette équipe est encore bien trop irrégulière et bien trop moyenne. Mais à l’image d’un Bonaventura, le Milan compte dans ses rangs un autre joueur qui est excellent pour le moment, son buteur Carlos Bacca.

Pour la Lazio, la situation est encore pire ! Des joueurs qui devaient confirmer comme Anderson ou Candreva déçoivent, pas de 9 capable d’enchaîner les buts, une défense catastrophique avec l’absence de De Vrij et un Biglia bien trop seul au milieu. Malgré tout la Lazio a réussi l’exploit de terminer 2015 avec une victoire sur la pelouse du leader, une victoire qui peut faire espérer une année 2016 meilleure.

Au milieu de tout ça se trouve une plus petite équipe, une équipe qui week-end après week-end nous fait du bien, qui joue superbement bien, c’est l’Empoli de Marco Giampaolo. Pourtant la tâche n’était pas simple au départ, il fallait succéder à Sarri mais Giampaolo a réussi sur cette première partie de saison à créer un collectif redoutable grâce à des anciens comme Maccarone et des jeunes pépites comme Saponara ou Paredes. Pourvu que ça dure.

Carton plein en Europe.

Cinq équipes Italiennes engagées, cinq équipes Italiennes qui passent les poules. C’est clair, net, précis et ça fait du bien.

Commençons par la coupe la plus prestigieuse avec la ligue des champions. A l’image de la saison dernière la Roma démarre sa campagne avec un bon résultat voire un excellent résultat en réussissant à tenir tête à Barcelone grâce à un match nul 1/1 avec le but extraordinaire de Florenzi. Sauf qu’avec la Roma il faut toujours être prêt à voir des scénarios étonnants, après une défaite aussi ridicule qu’inattendue sur la pelouse du Bate, d’une double confrontation complètement folle face à Leverkusen et d’une raclée sur la pelouse du Barça, l’équipe de Rudi Garcia arrache sa qualification presque par miracle lors de la dernière journée à Rome face au Bate grâce à un pitoyable 0/0. Avec le Réal de tiré pour les 1/8ème, espérons pour la Roma que d’ici là beaucoup de choses auront changé.

Pour la Juventus aussi la dernière journée fut décisive mais pas dans le même sens. Étant certaine de passer les poules grâce à son bon parcours, la Juve devait simplement finir le travail à Seville afin d’assurer sa première place. A la surprise générale la Juve se saborde et perd 1/0 face aux Espagnols pendant que Manchester City prenait la place de leader du groupe grâce à sa victoire contre Gladbach. Scénario cruel mais la Juve ne peut s’en prendre qu’à elle-même, résultat de cette première place perdue, les bianconeri devront affronter le Bayern Munich de Pep Guardiola en 1/8ème de finale. On a déjà hâte d’y être.

Pour la Lazio, la Fiorentina et surtout le Napoli, la phase de poule d’europa league a été plutôt tranquille. Avec 6 victoires en 6 matchs et la meilleure attaque de la compétition, le Napoli a marché sur sa poule tout en laissant la place à Sarri de faire tourner son effectif. La Lazio termine elle aussi invaincue avec 4 victoires et 2 nuls ce qui lui permet de finir première. Peut être que pour la Lazio c’est en europa league que sa saison se jouera plutôt qu’en championnat. Enfin la Fiorentina contrairement aux deux autres termine elle à la seconde place derrière les Suisses de Bale.

Jusque ici tout allait bien pour nos clubs Italiens sauf que le tirage au sort des 1/16ème de finale a fait mal. Le Napoli tombe sur un Villarreal qui fait très mal en Liga, la Lazio sur le Galatasaray et la Fiorentina sur Tottenham. Ca risque d’être difficile de faire un nouveau carton plein.

Une coupe d’Italie qui fait du bien.

Habituellement la coupe d’Italie est organisée de façon à ce qu’il n’y ait que des grosses écuries dans le dernier carré. Cette année encore tout était programmé pour sauf que deux équipes ne semblaient pas être d’accord avec cette idée.

Ces deux équipes sont la Spezia et Alessandria, clubs de Serie B et de Lega Pro. La première a fait l’exploit énorme de sortir la Roma chez elle à Rome lors de la séance de tirs au but tandis que l’autre la veille avait éliminé dans les prolongations le Genoa à Gênes. Qu’on se le dise, ce scénario fait du bien, il fait plaisir à voir, les Italiens se mettent même à se prendre au jeu pour cette coupe. Ce qui est encore plus beau dans cette histoire c’est que ces deux équipes vont se jouer en ¼ de finale ce qui signifie qu’on aura le droit à voir une petite équipe de division inférieur en demie et ça on aime. Maintenant il n’y a plus qu’à espérer que cette belle histoire fasse réfléchir certains décisionnaires pour qu’on puisse en voir de nouvelles dans les années à venir.

 

Il est l’heure désormais de clôturer 2015 et de répondre à la question que nous nous étions posé au tout début, « bonne ou mauvaise année » ? Elle fut tout simplement excellente sans le moindre doute. La seule chose qu’on peut souhaiter pour 2016 c’est qu’on puisse vivre une année identique voire encore mieux, avec toujours plus de buts, de performances européennes, de mercato et soyons fou, avec un peu moins de polémiques, ça ne ferait pas de mal.

Pour ces dernières lignes, au nom de tous les membres de FrSerieA, on vous dit un grand merci d’être de plus en plus nombreux à nous suivre en espérant que ça dure aussi en 2016.

@WillCesco

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